Le salaire du péché: la mort.
Corps et âme. Chair et Esprit.

  1. Avant-Propos
  2. Le dernier ennemi: la mort. Socrate et Jésus
  3. Le salaire du péché: la mort. Corps et âme. Chair et Esprit.
  4. Le premier-né d'entre les morts. Entre la Résurrection du Christ et l'anéantissement de la mort.
  5. Ceux qui dorment. Saint-Esprit et état intermédiaire des morts.
  6. Conclusion

Le contraste entre la conception grecque de l'immortalité de l'âme et la foi chrétienne s'avère encore plus profond lorsque nous considérons que la foi en la résurrection présuppose le lien que le judaïsme établit entre la mort et le péché. Alors, la nécessité d'un drame du salut devient encore plus claire. La mort n'est point quelque chose de naturel, voulu de Dieu, comme pour la pensée grecque, non elle est quelque chose de contraire à la nature, de foncièrement anormal, d'opposé à l'intention divine.

[Nous verrons que dans la lumière de la victoire remportée par le Christ, la mort a perdu toute son horreur. Mais en suivant le Nouveau Testament nous n'oserions pourtant pas dite avec K. BARTH que c'est «naturel» de mourir (Die Kirchliche Dogmatik, III, 2, 1948, p. 777 ss, où il renvoie à la distinction d'une «seconde mort» dans Apoc. 21.8); voir en effet I Cor. 11.30.]

Le récit de la Genèse nous apprend qu'elle n'est entrée dans le monde que par le péché de l'homme. La mort est une malédiction, et la création tout entière a été entraînée dans cette malédiction. Le péché de l'homme a rendu nécessaire toute cette suite d'événements rapportée par la Bible et que nous appelons histoire du salut. La mort ne saurait être vaincue que par l'expiation du péché, car elle est «le salaire du péché». Ce n'est pas seulement le récit de la Genèse qui nous le dit, mais encore Paul (Rom. 6.23), et telle est la conception que tout le christianisme primitif a de la mort. De même que le péché est contraire à Dieu, de même sa conséquence, la mort, est contraire à Dieu. Certes Dieu peut se servir de la mort (I Cor. 15.36; Jean 12.24), comme il peut se servir de Satan. Il n'en reste pas moins que la mort comme telle est l'ennemie de Dieu. Car Dieu est vie, créateur de vie. Ce n'est pas la volonté de Dieu qu'il y ait flétrissure et corruption, mort et maladie, la maladie n'étant qu'un cas particulier de la mort qui est a l'uvre tant que nous vivons.

Tout ce qui est contraire à la vie: mort et maladie, selon la conception juive et chretienne, ne provient que du péché humain. Voilà pourquoi toute guérison de malade que Jésus accomplit n'est pas seulement refoulement de la mort, mais irruption de la vie dans le domaine du péché, et voilà pourquoi Jésus dit lors des guérisons de malades: tes péchés te sont pardonnés. Non pas qu'à chaque maladie individuelle corresponde un péché individuel, mais l'existence de la maladie comme telle, de même que l'existence de la mort, est une conséquence de l'état de péché dans lequel se trouve toute l'humanité. Toute guérison est une resurrection partielle, victoire partielle de la vie sur la mort. Telle est la conception chrétienne. D'après la conception grecque, par contre, la maladie du corps provient du fait que le corps comme tel est mauvais et voué à la destruction. Pour le chrétien, une anticipation passagère de la résurrection peut devenir visible même dans le corps charnel.

Et cela nous rappelle que le corps comme tel n'est pas mauvais mais, de même que l'âme, un don de notre Créateur. Pour cette raison, selon Paul, nous avons des devoirs à l'égard de notre corps. C'est que Dieu est le créateur de toutes choses. La conception juive et chrétienne de la création exclut tout dualisme grec entre corps et âme. Les choses visibles, corporelles, sont créations divines au même degre que les choses invisibles. Dieu est le créateur de mon corps. Celui-ci n'est pas une prison pour l'âme, mais un temple, selon la parole de Paul, I Cor. 6.19: le temple du Saint-Esprit. C'est là que réside la différence fondamentale. Dieu trouve «bon» aussi ce qui est corporel apres l'avoir créé. Le récit de la Genèse le souligne expressément. Vice versa, le péché a saisi l'homme tout entier, non seulement le corps, mais aussi l'âme, et sa conséquence, la mort, s'étend à l'homme tout entier, corps et âme, et pas seulement à l'homme, mais à tout le reste de la création. La mort est quelque chose d'épouvantable, parce que toute la création visible, y compris notre corps, tout en étant corrompue à présent par le péché et la mort, est en soi quelque chose de merveilleux.

Derrière la conception pessimiste de la mort il y a une conception optimiste de la création. Par contre, dès que la mort est considérée comme libératrice, comme dans le platonisme, le monde visible n'est pas reconnu comme création divine, et lorsque les platoniciens considèrent le corps comme beau, ce n'est pas comme tel qu'il est beau pour eux, mais en tant qu'il laisse transparaître quelque chose de l'âme éternelle, seule réalité divine véritable. Pour le chrétien lui aussi le corps actuel n'est que l'ombre d'un corps meilleur, mais précisément d'un corps meilleur. La différence, ici, n'est pas, comme pour Platon, entre ce qui est corporel et l'idée immatérielle, mais entre la création présente, corrompue par le péché, et la création nouvelle délivrée du peché, entre le corps corruptible et le corps incorruptible.

Cela nous amène à parler de toute la conception de l'homme, de ce qu'on appelle l'anthropologie. L'anthropologie du Nouveau Testament n'est pas l'anthropologie grecque; elle se rattache plutôt à l'anthropologie juive. Pour les concepts «corps», «âme», «chair», «esprit», pour ne nommer que ceux-ci, les auteurs du Nouveau Testament se servent des mêmes termes que les philosophes grecs. Mais ces concepts ont une signification tout à fait différente pour eux, et nous comprenons tout le Nouveau Testament de travers lorsque nous les interprétons selon leur sens grec. Beaucoup de malentendus proviennent de là.

Nous ne pouvons pas donner ici un exposé détaille de l'anthropologie biblique. A côté des articles correspondants dans le Dictionnaire de Kittel,

[Il faut mentionner ici, naturellement, aussi les Théologies du Nouveau Testament.]

il existe de bonnes monographies consacrées à cette question.

[W. G. KÜMMEL, Das Bild des Menschen im Neuen Testament, 1948, et J. A. T. ROBINSON, The Body, A Study in Pauline Theology, 1952. Cf. aussi les articles anthropologiques du Vocabulaire biblique, Neuchâtel et Paris, 2e éd., 1955.]

Il faudrait analyser d'abord l'anthropologie des différents auteur du Nouveau Testament séparément. Ici nous ne pouvons forcément mentionner que quelques points essentiels qui entrent en considération pour notre question, et nous devrons le faire d'une manière plus ou moins schématique sans tenir compte des nuances qui dans une vraie anthropologie devraient être considérées. Nous nous appuierons en première ligne sur l'apôtre Paul, parce qu'il est le seul auteur chez qui nous trouvons au moins les éléments d'une anthropologie, bien que lui non plus n'emploie pas les différentes notions de façon tout à fait consequente, avec même signification.

[W. GUTBROD, Die paulinische Anthropologie, 1934; W. G. KÜMMEL, Römer 7 und die Rekebrung des Paulus, 1929; E. SCHWEIZER, «Rômer 1. 3 f. und der Gegensatz von Fleisch und Geist vor und bei Paulus», Evang. Theol. 15, 1955, p. 563 ss; et particulièrement le chapitre correspondant dans R. BULTMANN, Theologie des Neuen Testaments, 1953.]

Le Nouveau Testament lui aussi connaît évidemment la distinction entre corps et âme, ou plutôt entre l'homme extérieur et l'homme intérieur. Mais cette distinction ne signifie pas opposition, comme si l'homme intérieur était naturellement bon, l'homme extérieur naturellement mauvais.

[Les paroles de Jésus en Marc 8.36, Mat. 6.25 et 10.28 (psuche = vie) ne parlent pas non plus de la «valeur infinie de l'âme immortelle», ni ne supposent une appréciation supérieure de l'homme intérieur. Pour ces textes (comme aussi pour Marc 14.38), voir W. G. KÜMMEL, op. cit., p. 16 ss.]

Les deux sont essentiellement complémentaires l'un de l'autre, tous deux ont été créés bons par Dieu. L'homme intérieur sans l'homme exterieur n'a pas d'existence indépendante véritable. Il a besoin du corps. Tout au plus peut-il à l'instar des morts de l'Ancien Testament, mener une existence d'ombre dans le Sheol, mais ce n'est pas là une vie veritable. La différence par rapport à l'âme grecque est évidente: celle-ci parvient, précisément sans le corps, et seulement sans lui, à son plein épanouissement. Rien de tel dans la Bible. D'autre part le corps, selon la conception chrétienne, a besoin à son tour de l'homme intérieur.

Et quel est le rôle de la chair (sarx) et de l'esprit (pneuma) dans l'anthropologie chrétienne? Ici surtout il s'agit de ne pas se laisser égarer par l'emploi profane des mots grecs, bien qu'on le trouve dans le Nouveau Testament à différents endroits et que même chez un seul auteur, comme par exemple saint Paul, la terminologie ne soit pas uniforme du tout. Avec cette réserve, nous pouvons dire que d'après l'une des significations pauliniennes, celle qui est la plus caractéristique, chair et esprit sont deux puissances transcendantes actives qui, du dehors, peuvent entrer dans l'homme, mais dont ni l'une ni l'autre n'est donnée avec l'homme comme tel. L'anthropologie chrétienne, à la différence de l'anthropologie grecque, est fondée dans l'histoire du salut.

[C'est ce que veut dire aussi W. G. KÜMMEL, op. cit., quand il souligne que dans le Nouveau Testainent, dans la théologie johannique également, l'homme est toujours considéré comme un être historique.]

La «chair» c'est la puissance du péché qui comme puissance de mort est entrée avec le péché d'Adam dans l'homme entier. Elle a atteint le corps et l'âme; mais pourtant actuellement de telle façon - et cela est particulièrement important - que la chair est désormais liée substantiellement au corps d'une manière plus étroite qu'a l'homme intérieur,

[Le corps est, pour ainsi dire, son siège d'où elle exerce son influence sur l'homme entier; c'est ainsi que, contrairement à sa propre conception fondamentale, il peut arriver à Paul en de rares endroits, de dire «corps» au lieu de «chair», ou inversement «chair» au lieu de «corps». Ces exceptions terminologiques ne changent rien à sa conception d'ensemble, pour laquelle la distinction claire entre «corps» et «chair» est caractéristique.]

quoique avec la chute elle ait aussi pris possession de celui-ci. L'Esprit est le grand antagoniste de la chair, mais de nouveau pas comme une donnée anthropologique; c'est une puissance qui entre du dehors dans l'homme. Il est le pouvoir créateur de Dieu, il est la grande puissance de vie, l'élément de résurrection, comme la chair est la puissance de la mort. Dans l'ancienne alliance, l'Esprit n'est à l'uvre que momentanément dans les prophètes. Par contre, dans la phase finale du siècle présent dans laquelle nous nous trouvons selon le Nouveau Testament, c'est-à-dire depuis que Christ, par sa mort, a brisé la puissance de mort et est ressuscité, cette puissance de vie est à l'uvre dans tous les membres de l'Eglise du Christ. Selon Actes 2.16, «dans les derniers jours», l'Esprit saisira tous les hommes. Cette prophétie de Joël s'est réalisée à Pentecôte.

Cette puissance créatrice, elle aussi, s'empare de l'homme tout entier, de l'homme intérieur et de l'homme extérieur, dès maintenant. Mais tandis que la chair s'est unie substantiellement pour la durée du siècle présent au corps, et qu'elle ne domine pas l'homme intérieur d'une façon aussi inéluctable, la puissance de vie du Saint-Esprit, vice versa, prend possession de l'homme intérieur dès à présent d'une manière si décisive que déjà celui-ci «se renouvelle de jour en jour», comme dit Paul (2 Cor. 4.16). Quant au corps, lui aussi est, il est vrai, déjà saisi par l'Esprit; il y a déjà, dans le domaine du corps, une certaine anticipation de la fin, recul momentané au moins de la puissance de la mort, dès que la puissance de résurrection du Saint-Esprit est à l'uvre;

[Voir notre article «La délivrance anticipée du corps humain d'après le Nouveau Testament», Hommage et reconnaissance, Recueil de travaux publiés à l'occasion du 60e anniversaire de K. Barth, Neuchâtel et Paris, 1946, p. 31 ss.]

de là les guérisons de malades parmi les premiers chrétiens. Cependant il ne s'agit là que d'un recul, non pas encore d'une transformation définitive du corps mortel en corps de résurrection. Même ceux qui, du vivant de Jésus, ont été ressuscités par lui, devront encore mourir. Car ils n'ont pas encore reçu un corps de résurrection. Cette transformation du corps charnel, voué à la corruption, en corps spirituel n'aura lieu qu'à la fin des temps. Alors seulement, la puissance de résurrection qu'est le Saint-Esprit saisira le corps d'une manière si totale qu'elle le transformera comme elle transforme dès maintenant, «de jour en jour», l'homme intérieur.

Il importe de montrer ici à quel point l'anthropologie du Nouveau Testament differe de celle des Grecs. Corps et âme sont bons tous deux en tant qu'ils ont été crecs par Dieu. Ils sont mauvais tous deux en tant que la puissance de mort, la Chair, le péché, les a saisis. Mais tous deux peuvent et doivent être délivres par la puissance de vie du Saint-Esprit. La délivrance, ici, ne consiste pas en ce que l'âme soit libérée du corps, mais en ce que tous deux, l'âme et le corps, soient libérés de la puissance de mort qu'est la Chair.

[La parole de Jésus souvent citée de Mat. 10.28 (voir plus haut): «ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer la psuche» ne suppose nullement la conception grecque comme si l'âme n'avait pas besoin du corps. La suite montre justement que ce n'est pas le cas. Jésus ne continue pas: «craignez celui qui tue la psuche», mais «craignez celui qui peut tuer psuche et corps dans la géhenne». Les commentaires notent à juste titre que psuche ne désigne pas ici la notion grecque de l'âme mais devrait être plutôt traduite par «vie» conformément à l'araméen naphscha. Voir par ex. J. SCHNIEWIND, Das Evangelium nach Matthäus, 1937, ad loc. W. G. KÜMMEL, op. cit., p. 17, écrit également avec raison: Mat. 10.28 «ne vise pas la valeur de l'âme immortelle, mais souligne que Dieu seul peut, outre la vie terrestre, aussi détruire la vie céleste». Voir aussi R. MEHL, Der letzte Feind, p. 40, n. 12.]

La transformation du corps charnel en corps de résurrection n'aura lieu qu'au moment où la création tout entière sera créée à nouveau par le Saint-Esprit, lorsque la mort ne sera plus. Alors la substance

[Nous employons ce terme, qui n'est pas très heureux en soi, faute de mieux. Ce qu'il veut dire devrait cependant être clair après les développements précédents.]

du corps ne sera plus la chair, mais l'Esprit. Il y aura, selon saint Paul, un «corps spirituel». Cette résurrection du corps ne sera donc qu'une partie de la création nouvelle tout entière. «Nous attendons un ciel nouveau et une terre nouvelle», dit 2 Pierre 3.13. L'espérance chrétienne ne vise pas seulement mon sort individuel, mais la création tout entière. Toute la création, même la création visible, matérielle, a été entraînée par le péché dans la mort. «A cause de toi», telle était la malédiction. Voilà ce que nous apprenons non seulement dans la Gènese, mais dans Rom. 8.19 ss où l'apôtre Paul écrit que toute la création,

[L'allusion à ces mots «à cause de toi» au verset 20 exclut par son renvoi à Gen. 3.17 toute autre traduction de ktisis, comme celle qu'ont proposée E. BRUNNER et A. SCHLATTER: créature en tant qu'homme. Voir O. CULLMANN, Christ et le Temps, 1947, p. 72]

dès à présent, attend impatiemment la délivrance. Cette rédemption viendra lorsque la puissance du Saint-Esprit transformera toute la matière, lorsque Dieu, dans un nouvel acte créateur, loin de détruire la matière, la libérera de la puissance de la Chair, de la corruptibilité. Alors ce ne seront pas les idées éternelles qui apparaîtront, mais les objets concrets qui renaîtront dans la nouvelle substance de vie incorruptible du Saint-Esprit, et parmi eux notre corps.

Parce que la résurrection du corps est un nouvel acte créateur qui saisit l'univers, elle ne peut pas survenir au moment de la mort individuelle de chacun, mais seulement à la fin des temps. Elle n'est pas un passage d'ici-bas dans l'au-delà, comme c'est le cas pour l'âme dans la croyance grecque en l'immortalité de l'âme. La résurrection du corps est un passage du siècle présent au siècle à venir. Elle est liée à tout le drame du salut.

A cause du péché, ce drame se déroulant dans le temps est nécessaire. Dès que le péché est considére comme l'origine de la domination de la mort sur la création divine, la mort doit être vaincue avec le péché.

Nous ne sommes pas capables de le faire par nos propres forces, nous ne pouvons pas vaincre le péché, étant pécheurs nous-mêmes, enseigne le Nouveau Testament.

Un autre l'a fait pour nous, et il n'a pu le faire qu'en se rendant lui-même dans le domaine de la mort, c'est-à-dire en mourant et en expiant le péché de sorte que la mort est vaincue en tant que salaire du péché. La foi chrétienne annonce que Jésus a fait cela et qu'il est ressuscité corps et âme après avoir été complètement et réellement mort. Elle annonce que désormais la puissance de résurrection, le Saint-Esprit, est à l'uvre. Le chemin est libre! Le Péché est vaincu; la Résurrection, la Vie triomphent de la mort, puisque la mort n'était que la conséquence du péché. Dieu a accompli ici, par anticipation, le miracle de la création nouvelle que nous attendons pour la fin. De nouveau, il a créé la vie, comme au début. En ce point unique, en Jésus-Christ, ce miracle a déjà eu lieu! Résurrection non seulement dans le sens d'une nouvelle naissance de l'homme intérieur saisi par le Saint-Esprit, mais résurrection du Corps. Création nouvelle de la matière, d'une matière incorruptible. Nulle part ailleurs, dans ce monde, il n'y a une matière de résurrection, nulle part il n'y a un corps spirituel: seulement ici en Jésus-Christ.

IMMORTALITÉ DE L'AME ou
RÉSURRECTION DES MORTS?

Le témoignage du Nouveau Testament

OSCAR CULLMANN
Professeur d'Université à Paris et à Bâle
1956

  1. Avant-Propos
  2. Le dernier ennemi: la mort. Socrate et Jésus
  3. Le salaire du péché: la mort. Corps et âme. Chair et Esprit.
  4. Le premier-né d'entre les morts. Entre la Résurrection du Christ et l'anéantissement de la mort.
  5. Ceux qui dorment. Saint-Esprit et état intermédiaire des morts.
  6. Conclusion

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